Plaidoyer pour la biodiversité dans les jardins 

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Les baies variées favorisent la diversité des oiseaux. Plantez des espèces très prisées comme le Callicarpa, l'Amelanchier, les Sorbus ou le Symplocos paniculata trop peu utilisé...

1. Le constat :

Plus de 90% des espèces vivantes animales et végétales ont déjà disparu de la Terre. Pour beaucoup, l'agonie continue. Les espèces végétales qui nous intéressent plus particulièrement ici, sont décimées surtout dans les forêts tropicales qui sont le conservatoire estimé de 2/3 des espèces. Déforestation intempestive, feux (Indonésie, Australie..), mais aussi phénomènes naturels et catastrophes, pollution atmosphérique ou aquatique, changements climatiques… L'homme n'est pas seul responsable, mais est ce une raison suffisante pour ne rien endiguer?
On le sait, les espèces inconnues d'aujourd'hui sont la pharmacopée voire le sauf-conduit de l'être humain demain.
A l'échelle 'lambda', notre environnement proche (jardins privés notamment) subit les mêmes appauvrissements ...Le nombre de variétés en culture diminue malgré les efforts de passionnés et d'obtenteurs ou conservateurs acharnés.

En moyenne, moins de 500 variétés (arbres compris) sont cultivés couramment en régions tempérées soit moins de 5% du total des variétés acclimatables actuellement dans ces régions…

A qui la faute?

Celle-ci semble partagée et diluée autant chez les producteurs revendeurs et consommateurs.

D'une part, les producteurs cèdent aux plantes à multiplication facile, solides, rustiques, et sans entretien ou presque, qui résistent aux absences de soins, et diminuent le nombre d'espèces en pépinières pour des raisons évidentes de coût de stock… moins d'espèces, moins de pertes, moins de stocks...et sans doute moins de ventes.
La solution : la spécialisation des pépinières mais à condition qu'on les suive....

En face : des consommateurs mal informés, avec peu de connaissance botanique (seule l'école primaire l'approche !) mais de plus en plus exigeants, désirant des résultats immédiats.

Des jardins de plus en plus petits (prix des terrains) où certaines espèces n'ont plus leur place.

Une mobilité accrue et la location immobilière qui accèlèrent l'appauvrissement de ce patrimoine végétal . Pourquoi investir dans un jardin si l'on ne reste pas…?

2. Les solutions :

Nous l'avons dit, à petite échelle il faut plus de formation du public et plus de spécialistes pour élargir la gamme de diffusion des plantes. Plus de formation dans le cursus scolaire : Des lacunes graves existent, beaucoup ne savent plus comment poussent les légumes courants par exemple...
A plus grande échelle, reboiser et éviter l'érosion, limiter les émissions de gaz à effet de serre, continuer la protection de sites (littoral, Parcs régionaux..), éduquer davantage à l'environnement , développer les échanges de graines d'anciennes variétés, diffuser l'information sur tous supports.

Quant au niveau mondial, même si le temps est compté, même si c'est utopique : tout essayer pour générer une conscience internationale de sauvegarde du Patrimoine mondial, redéfinir un ordre moral face à la pollution à tous niveaux dans le respect des générations futures. Non, la notion de développement durable n'est ni une invention politique ni un tract électoral.

 

 

 

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