HUMeURS

VaGaBoNDeS

LE TOURBILLON DES SENS

SAUVONS LES PARFUMS NATURELS

 

 

 

 

 

 

 

La Société Française des Parfumeurs a adopté récemment une 8e classe d'odeurs :

Les odeurs gourmandes

(ex:barbe à papa,..)

 Le jardin est un terrain d'expériences sensorielles extraordinaire où tous nos sens sont en éveil :

  • La vue : esthétique d'un tracé, beauté d'une fleur d'exception

  • L'odorat : de nombreuses variétés aux effluves les plus divers

  • L'ouïe : oiseaux, bruissements de fourrés ou de l'eau, ou même objets sonores comme au jardin zen.

  • Le toucher : les textures variées des végétaux, du duveteux Stachys lanata (oreille d'ours) à l'épineux  Echinops ritro

  • Le goût : les fruits, légumes, plantes aromatiques…


Le jardin des cinq sens vaut bien qu'on s'y attarde pour les plaisirs qu'il procure.

Apprendre aux enfants à comparer les odeurs, repérer les plus subtiles, leur faire semer un pépin de citron pour qu'ils aient ensuite la joie d'en froisser les feuilles hautement aromatiques, leur faire partager les joies de la cuisine et soi-même se mettre en quête de saveurs exotiques comme la cannelle, la citronnelle, le gingembre et surtout « humer » avant de goûter comme pour un bon vin…

Toutes ces occasions permettent au fil d'une vie de développer une mémoire olfactive qui améliore la mémoire visuelle par relation.

C'est aussi la garantie de la défense du goût par l'odorat.


Même s'il est imparfait, notre odorat agit beaucoup sur notre perception du monde extérieur. Un parfum, selon sa puissance, sa nature, sa qualité, va nous détendre, nous irriter, nous repousser, nous attirer.

L'odeur humaine repousse les animaux. Les humains en ont quasiment oublié le rôle, s'attachant plus sur des expressions, des attitudes, des comportements.

Notre odorat n'est quand même pas si mauvais : il est 10 000 fois plus sensible que notre sens du goût.

Les perceptions olfactives dépendent essentiellement de 3 éléments :

  • De la molécule odorante : il faut 100 millions de molécules de butyl dans 1 m3 d'air pour en percevoir l'odeur. Mais il faut 500 fois plus de vanilline et 1 milliard de fois plus de méthanol pour obtenir la même sensation.

  • De l'environnement : les plantes exhalent par temps chaud et orageux. L'absence de vent augmente le taux de molécules odorantes au m3 d'air. Le terroir comme pour la vigne joue un rôle capital, l'heure de la journée aussi.

  • Des capacités olfactives : la perception d'une odeur est assez différente d'une personne à l'autre. Les fumeurs et amateurs d'épices fortes ont un nez assez pauvre. En revanche les grands spécialistes des parfumeurs (les « nez ») parviennent à distinguer jusqu'à 3500 odeurs différentes. Pour décrire les senteurs, ils utilisent en général 7 qualificatifs de base : floral, musqué, éthéré, camphoracé, poivré, piquant, putride.

Les essences parfumées dégagées par les plantes peuvent être résumées à des listes de produits chimiques (adieu la magie…!) : terpènes, cétones, lactones, alcools, aldéhydes, esters, phénols, oxydes, nitriles, composés sulfurés, acides.

                                  Trêve de chimie…. :


                                  Merci à tous ceux qui nous ont déniché des plantes

                                  odorantes comme le Chrysanthemum ( Tanacetum)

                                  balsamita major   ou la Viorne carlesii….



Liens :

                 Association pour la promotion des plantes aromatiques et médicinales

                 La ville de Grasse (06) et la rose centifolia

 
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