Depuis septembre 1998, je suis responsable de la création et du suivi d’un jardin extraordinaire, situé au sein d’une ancienne ferme de Villeneuve d’Ascq, la Ferme Desquiens, rebaptisée, au début des années 2000, Ferme du Sens.
Dans ce lieu se trouvent, entre autres activités, la Biocoop « Saveurs et Saisons », la Brasserie artisanale « Moulins d’Ascq » , le restaurant « Pouce et Nature », une association amie de Jardinons Nature, « Prêt du sol », qui cultive des parcelles derrière la ferme pour y faire, entre autres choses, de la réinsertion par le jardinage ...
OBJECTIFS DU PROJET DE JARDIN NATUREL
Ce projet avait pour but de créer un jardin pédagogique pour :
- mettre en application les enseignements de ma formation, suivie en alternance de septembre 1998 à juin 2000, à Genech Formation, le Centre de formation Adulte de l’Institut Horticole de Genech.
- réaliser un jardin sympathique, diversifié, agréable au cœur de la Ferme du Sens.
- montrer au public de passage et aux consommateurs bio qu’on peut réaliser un jardin avec très peu de moyens, en mettant en avant de nombreuses plantes banales qui jouent un rôle essentiel pour la santé des hommes, et plantes essentielles aussi pour la faune car elles ont tendance à disparaître dans la nature et dans tant d’autres jardins.
- participer à la préservation de la flore sauvage mais aussi cultivée, sur une échelle, au départ individuelle et par la suite collective, grâce à la création de l’association « JARDINONS NATURE »,.
- laisser libre cours à ma fantaisie et à mon amour pour la nature en lui donnant un coup de pouce sans jamais vouloir la dominer.
METHODOLOGIE EMPLOYEE DES 1998
- recherche bibliographique des principales espèces des jardins d’autrefois. Pas systématique car j’avais déjà, à l’époque, une connaissance suffisante des plantes qu’on allait trouver dans ce jardin.
- discussion avec des personnes compétentes sur l’opportunité des espèces à installer.
- recherche de plantes, graines, boutures…etc
PRESENTATION DU SITE ET STRUCTURE D’ACCUEIL
Sur les traces du passé
La ferme du Sens est située près de la zone de la Haute Borne, à l’angle de la rue des fusillés et de la route de Sainghin, à Villeneuve d’Ascq. A l’origine et pendant longtemps, elle fut la ferme Desquiens qui joua un rôle paysager au milieu de ses terres de culture. Elle s’accrochait déjà au paysage, avec son mur de clôture et sa chapelle au carrefour de voies qui étaient autrefois pavées.
Ces trente dernières années, elle avait perdu un peu de son histoire, de ses liens avec le contexte, de son habitabilité, de son utilité. Morceau par morceau, la ferme Desquiens a périclité misérablement jusqu’à s’effondrer. La société civile immobilière « S.C.I » Ferme du Sens s’est donnée pour vocation de lui redonner un sens, en la réhabilitant de façon compatible avec son histoire, son architecture et sa position urbaine…pour y créer un lieu de vie.
Dans un grand carré de 700m2 de superficie, qui est le cœur de la ferme, a été créé un jardin baptisé, à l’origine, jardin des 5 sens. Plusieurs thèmes y furent abordés : les plantes sauvages, médicinales, comestibles ou potagères, messicoles et mellifères.
Les plantes locales y ont toujours été privilégiées au détriment des plantes exotiques qui ont laissé leur cortège faunistique dans leur pays d’origine. Aujourd’hui, avec le réchauffement climatique et les transports, cela s’avère néanmoins de plus en plus difficile d’avancer une telle opinion : insectes et autres petits animaux que nous ne voyions pas auparavant apparaissent et arrivent à se maintenir car les hivers sont moins rudes. Par contre, Il y a très peu de chance de trouver ici les plantes courantes proposées dans les jardineries : pélargoniums, surfinias…etc
Un contrôle permanent du jardin a été et reste nécessaire pour limiter la croissance de certaines espèces volontaires qui, sans contrôle, recouvriraient vite le terrain, au détriment de plantes plus faibles.
OBJECTIFS DES PLANTATIONS
Un jardinage naturel a été et est toujours pratiqué avec comme objectifs majeurs, la présence sur le terrain d’une grande diversitévégétale, le respect de la terre, de l’écosystème et de l’environnement. La biodiversité permet de prévenir les maladies, de limiter les arrosages par une plantation dense. Les engrais chimiques et minéraux, les pesticides, insecticides et autres herbicides ont toujours été bannis.
Ce jardin allait devenir très vite « la perle » dans l’écrin des murs de la ferme, pour reprendre les termes de Jérôme Houyiez, l’architecte des lieux, qui avait à l’époque son cabinet sur le site. Jérôme s’est installé depuis sur la commune voisine de Bouvines.
Dans ce jardin des 5 sens, un massif qui a évolué comme le reste du jardin, accueillait beaucoup de fleurs du temps passé, celles qui sont de nos jours laissées de côté au profit de fleurs plus sophistiquées, plus pimpantes : souvent des annuelles peu rustiques mais aussi de ce fait plus faciles à maîtriser car elles ne tiennent qu’une ou deux saisons. La création de ce massif a fait l’objet d’un dossier technique que j’ai remis ici au goût du jour.
L’idée d’un tel massif m’était venu suite à une campagne de l’association PONEMA, à Annepont, 17350 Saint Savinien, www.ponema.org . Cette association amie de Jardinons Nature milite depuis de nombreuses années pour la réhabilitation de la flore et de la faune dites banales.
Par ailleurs, les fleurs des jardins d’autrefois avaient tout à fait leur place dans une ancienne ferme en pleine renaissance, qui allait devenir un lieu plein de vie dans lequel on retrouve de vraies valeurs, hélas trop souvent oubliées dans un monde moderne, dit civilisé, qui va trop vite et manque singulièrement d’humanité mais aussi d’humilité.
Les fleurs des jardins de nos grands-mères, que j’ai rebaptisées depuis « fleurs fidèles »(voir opération fleurs fidèles à parrainer dans le cadre des activités de notre association), sont de plus en plus difficiles à trouver dans le commerce mais également dans la nature. Pourtant leur beauté simple et leur fidélité légendaire permettent de créer des parterres attractifs et pleins de couleurs. Elles sont hélas remplacées par des hybrides, de nouvelles variétés très modifiées par la sélection, ou encore par des espèces exotiques qui sont introduites régulièrement, insidieusement : espèces qui peuvent se révéler « invasives ».
Issues de la flore locale ou introduites depuis très longtemps, les fleurs fidèles se sont bien adaptées à notre climat. Elles réclament peu de soins et sont attractives pour de nombreux petits animaux, créant ainsi un jardin plein de vie. Elles produisent en effet en quantité du nectar, du pollen, des graines pour assurer naturellement leur reproduction car il s’agit d’espèces pas ou peu modifiées par la génétique moderne qui a tendance à favoriser certains caractères ornementaux au détriment des capacités reproductives (hybride F1).
ETAPES DE LA REALISATION
A l’origine, il existait une friche avec son lot d’herbes pérennes que je ne qualifierais pas ici de « mauvaises herbes » car, pour reprendre la définition de Jean Marie Pelt, le célèbre professeur de biologie végétale, une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore trouvé les vertus.
Graminées, trèfles, renoncules, rumex, bardanes, orties et autres adventices constituaient le lot de la friche originelle. On observait également quelques lupins, achillées et lychnis que j’ai pu sauver et qui font toujours partie du jardin.
- fauchage de la friche pour retirer le plus possible de déchets verts exportés derrière la ferme, en tas, pour faire du compost.
- délimitation des parterres
- création de structures d’allées clairement identifiées afin de faciliter les déplacements.
- NETTOYAGE DU TERRAIN - JANVIER 1999
- nettoyage du terrain à la grelinette ou à la fourche bêche en T : cette dernière est proposée par l’Association Arts de vie et jardins, Sailles, 63710 Saint Nectaire. Ce sont deux outils remarquables qui évitent de mélanger les différentes couches du sol (opération pas toujours nécessaire et néfaste pour les micro-organismes qui sont inefficaces et meurent s’ils se retrouvent au fond de la tranchée). Ces deux magnifiques outils évitent aussi de se casser le dos.
- J’ai retiré les adventices (herbes dites mauvaises) avec leur système racinaire sans les enfouir dans le sol, car le moindre morceau de racine laissé en terre, bien souvent se régénère (on connaît la résistance du liseron).
- des plantes installées ou semées dans un sol partiellement nettoyé pousseraient mal, car elles seraient concurrencées ou gênées par les autres, toujours présentes dans la terre et terriblement efficaces pour envahir rapidement un terrain. De plus, des maladies risqueraient d’apparaître.
- quelques plantes intéressantes, des rescapées, ont été récupérées et installées dans un autre jardin, ou encore offertes à la clientèle ou aux visiteurs.
- Cela m'a pris du temps car les conditions climatiques n’étaient pas des meilleures. L’hiver, particulièrement humide cette année-là, ne m’a pas facilité la tâche, car la terre gorgée d’eau était difficile à travailler.
Le massif a été terminé vers la mi-mars 1999.
- AMENDEMENTS ET FERTILISATION
En ce qui concerne la fertilisation, j’ai apporté très peu de nourriture à la terre, l’estimant suffisamment riche en éléments nutritifs pour les nouvelles fleurs , sauvages et anciennes, qui se contentent de peu.
Le trèfle blanc qui poussait en abondance et des lupins qui poussaient là ont nourri la terre car ce sont deux bons engrais verts qui fixent l’azote (N) au niveau de leurs racines (nodules) et le restituent à la terre progressivement. L’azote est un élément essentiel à la croissance des plantes.
Jean François, un boulanger de l’époque, a gardé les cendres de bois de son fournil pour l’incorporer à la terre. Ces cendres sont riches en potasse et phosphore (autres éléments importants essentiels pour les plantes). Elles ont aussi un effet d’assainissement et font fuir limaces et escargots. Il faut les renouveler régulièrement par temps de pluie.
- REALISATION DE LA PLANTATION
LOGIQUE DES PLANTATIONS
Toutes les plantes ont été mises en place judicieusement, en tenant compte des critères suivants :
- développement des plantes, en hauteur, étalement, durée du fleurissement, rusticité…
- harmonie des couleurs et associations possibles,
- disposition des plantes par plusieurs exemplaires d’une même espèce pour créer de grandes tâches de couleur et faciliter la pollinisation.
Cette façon de procéder permet de mieux contrôler les plantes, de mieux les individualiser, d’éviter un fouillis plus difficile alors à gérer. C’est aussi le meilleur moyen pour créer un jardin pédagogique.
Au centre du massif, cardères et roses trémières dominaient l’ensemble.
- DIFFERENTES ETAPES DES PLANTATIONS
La majorité des plantes provenaient de mon jardin personnel, situé à Ascq. Ce jardin était devenu un conservatoire sur près de 400 m2 et la place commençait à me manquer. Pouvoir avoir un second jardin beaucoup plus grand était l’opportunité rêvée pour faire de la place dans le premier, en exportant des plantes par démariage, division, également en récupérant beaucoup de semis spontanés.
- J’ai réalisé une plantation soignée dans une terre bien préparée, ameublie en profondeur. Des trous profonds furent creusés pour accueillir les plantations. L’arrosage n’a pas été négligé, même par temps humide.
- J’ai privilégié, dans la mesure du possible, l’acheminement de mes plantes en grosse motte de terre, afin de protéger les racines, en évitant ainsi un stress toujours néfaste pour une bonne reprise. Les racines de mes végétaux étaient particulièrement développées. C’est à cela que j’attribue aussi le bon démarrage du massif.
Ma manière d’opérer de façon "chirurgicale" a permis d’obtenir un taux de reprise d’environ 100% des plants installés.
CONCLUSION
La technique employée présente des avantages mais aussi des inconvénients.
Les avantages sont multiples :
- un désherbage minutieux à la main
- un prix de revient quasiment nul,
- la terre de la ferme qui est bien drainée, vite ressuyée et enrichie naturellement
- des plantes fidèles, donc rustiques qui ne demanderont que très peu de soins et se rappelleront à notre mémoire chaque année
- un parterre original, vivant, qui tranchera sur les réalisations standardisées et souvent aseptisées des services espaces verts
Ce massif a évolué positivement et s’est même enrichi au fil des années car la nature a toujours eu horreur du vide.
Les inconvénients rencontrés :
- une présence importante d’adventices au démarrage du chantier. Un suivi régulier a donc été nécessaire les années suivantes pour contrecarrer les levées inévitables des semences stockées dans la terre
- ce type de jardinage demande une connaissance des plantes assez poussée pour ne pas commettre l’irréparable en arrachant des plantes du massif lors du désherbage.
- le temps humide qui a perturbé le travail
- beaucoup de temps consacré à ce massif (désherbage manuel, au couteau), en corrélation avec le temps pluvieux
- un travail soutenu m’était imposé
LES CHOIX TECHNIQUES
Pour le respect de la terre, deux choix techniques avaient été retenus :
- un désherbage manuel, sans avoir recours aux herbicides chimiques (jardinage naturel oblige), avec une véritable prise de conscience, en accord avec l’esprit bio du lieu
Un travail rapide et agréable, au lieu d’une longue et dure corvée. Ce sont deux outils de jardinage permettant une technique rationnelle de labour, sans retournement. Les bêches ordinaires ou automatiques tout comme les motoculteurs, visent au retournement systématique de la terre, opération non seulement longue et pénible, mais aussi néfaste pour les micro-organismes, en particulier au printemps.
J’ajouterai un souci pédagogique pour montrer au public qu’un jardin peut se passer d’herbicides et la possibilité de conserver les plantes spontanées qui ont leur place dans le massif.
EPILOGUE
Je suis partisan de la biodiversité, du jardinage naturel, des fleurs sauvages, des associations de plantes, de l’exubérance, du recyclage…intransigeant et même intègre car la finalité est de garder une terre en bonne santé pour nos enfants.
Le compostage est un réflexe automatique chez moi. En effet plus riche que le terreau, le compost est un fertilisant/ amendement complet qui agit sur la structure de la terre à laquelle on le mélange. En outre, il apporte les éléments nécessaires à une vie bactérienne essentielle aux plantes pour qu’elles demeurent en bonne santé.
Ce type de jardinage bien particulier et atypique, a déjà fait de nombreux émules autour de moi, et a eu aussi des échos favorables dans la presse locale mais aussi spécialisée.
POURSUITE DU TRAVAIL
- recherche de nouvelles espèces pour enrichir la collection des fleurs anciennes
- créer des échanges et présenter ce type de jardinage au public et aux membres de l’association Jardinons Nature, lors des deux trocs annuels, sur place à la ferme du Sens le vendredi matin ou sur des foires extérieures sur lesquelles nous avons été invités (tenue d’un stand).
- valorisation du travail, initiation au jardinage naturel avec Bruno ou un membre de l’association Jardinons Nature le lundi matin, accueil de classes ou de groupes pour des visites du site
- autres centres d’intérêts à l’étude. Les idées ne manquant pas, il nous faut les mettre en œuvre progressivement et sérieusement de manière à apporter un élément solide et durable dans le développement du site.
PROJETS SUR LE SITE
- création d’un parcours botanique et pédagogique en 2008 sur le site qui englobera le jardin naturel et ses extensions, notamment les jardins derrière la ferme et la butte fleurie qui sera inaugurée au plus tard en 2009 . Toutes les personnes de bonne volonté sont les bienvenues pour nettoyer la butte, participer à son fleurissement et tracer les chemins d’accès. Une journée de travail d’intérêt général peut être envisagée, un samedi ou un dimanche, pour se retrousser les manches tous ensemble et faire aboutir au plus vite ce beau projet.
Se rapprocher de Bruno ou de Jacques, présents sur le site tous les matins (sauf samedi et dimanche).
- La récolte des graines étant l’une des activités importantes de notre association, notamment pour pérenniser l’opération parrainage des fleurs fidèles, il est demandé à chacun et à chacune d’apporter sa pierre à l’édifice en récoltant ses propres graines et de nous les faire parvenir, nettoyées si possible. Voir ci-dessous la liste des fleurs fidèles à parrainer.
REMERCIEMENTS
J’ai une pensée, tout d’abord, pour mon père disparu qui, pendant mon enfance, m’a fait découvrir, aimer et respecter la terre, dans le grand jardin que nous avions à Leers.
M. Jean Paul Thorez, jardinier, spécialiste du jardin naturel mais également directeur adjoint de l’agence de l’environnement de Haute Normandie à Rouen, dont les conseils dans les revues spécialisées de jardinage, m’ont toujours été bénéfiques. En 1999, sa venue à la ferme du Sens, suite à mon invitation, à l’occasion d’une journée porte ouverte, fut un événement inoubliable pour moi. Rendez-vous compte, faire déplacer le pape du jardinage naturel quand on est un tout petit jardinier, c’est la consécration. Que d’émotion !
M. Jean Paul Collaert, l’un des meilleurs journalistes que je connaisse, rédacteur à la Gazette des jardins, s’est déplacé plusieurs fois, notamment en 2000, pour parler de l’art du potager au carré. Il m’a permis, entre autres choses, de pouvoir m’exprimer dans son journal qui est une référence.
M. Gilles Clément, le grand architecte paysagiste, vint lui aussi à la ferme en 2001, suite à mon invitation, pour parler du jardin en mouvement.
M. Eric Varlet, présent en 2002, est un des plus grands spécialistes des fruits sauvages.
M. Vincent Albouy, sur le site en 1999 puis en 2002, est l’auteur de nombreux livre sur la flore et la faune sauvage des jardins mais aussi le président de l’association Ponema.
Jean Lin Lebrun (spécialiste des rosiers et des fruitiers « pépinières MELA ROSA ») , Jean Claude Brunelle (botaniste), Emilie Courtat (journaliste), Pierre de Sariac (professeur d’horticulture et apiculteur), Guillaume Lemoine (biologiste), René Papon (jardinier, philosophe et président de l’association « Arts de vie et jardins »), Patricia Beucher (journaliste), Jean Michel Stiévenard (maire de Villeneuve d’Ascq), Marc Delrue (président de l’association « Prêt du sol »), …
Les membres fidèles de mon association « Jardinons Nature », les deux Christiane, Paulette, Anne-Marie, Jean-Marie, Joseph, Georges, Jacques, etc..., qui donnent eux aussi un coup de pouce non négligeable à Dame Nature et à Bruno.
M. Thierry Decoster, responsable de la ferme du Sens et du magasin Saveurs et Saisons, tuteur de ma formation, sans qui rien n’aurait été possible. Il m’a aidé largement dans la réflexion sur ce projet et me laisse m’épanouir dans ce grand jardin qui est le sien. Ce dont j’ai le plus besoin c’est de temps et de liberté. Je pense qu’il l’a bien compris.
M. Jean Marc Vermaut (Transpole), l’ancien responsable du dépôt de bus « Faidherbe » auquel je suis affilié et salarié depuis juillet 1982. Il m’a permis, non sans certaines difficultés, d’obtenir un travail à mi-temps à Transpole . Je me partage donc, depuis septembre 2000 entre un mi-temps en tant que conducteur receveur de bus et un mi-temps comme jardinier à la Ferme du Sens.
Tous les autres ami(e)s que je n’oublie pas car ils m’ont donné un sérieux coup de main, ma famille, mes enfants et ma compagne Véronique qui est, à elle seule, un magnifique rayon de soleil dans ma vie qui est loin d’être facile.
Bruno le jardinier - juillet 2007 -
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