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MARCHE AUX FLEURS
LA MADELEINE, LE SAMEDI 16 MAI 2009 –nous y étions, et vous ?
A l’invitation de Maryse Garrit, adhérente active de notre association, mais également conseillère municipale de la ville de La Madeleine, nous avons participé à l’édition 2009 du Marché aux Fleurs qui se tenait le samedi 16 mai de 9h00 à 18h00, sous la halle couverte, Place des Fusillés & des Déportés. La température, loin d’être estivale (il faisait plutôt frais), n’a pas découragé les visiteurs et la quinzaine d’exposants présents, en majorité des horticulteurs qui proposaient des annuelles pétantes mais aussi de belles vivaces comme la maison Slembrouck à Wasquehal, plus dans l’état d’esprit de notre association. J’ai pu faire connaissance avec la section locale des jardiniers de France de Marquette, et des contacts ont été pris avec elle. Sur notre stand, d’une longueur de 7 mètres, deux grandes tables avaient été installées et proposaient un bel assortiment de graines mais aussi des plantes qui allaient faire le bonheur des visiteurs. Une grille nous permettait de disposer un grand calicot sur lequel été notée la date de notre prochain troc de plantes qui se tient le samedi 23 mai prochain à la Ferme du Sens.
Cette invitation avait pour but de promouvoir notre conception du jardin qui se base sur des végétaux qui sont des valeurs sûres, donc pérennes : nos fleurs fidèles en sont un bel exemple (coquelicots, nigelles, rose trémières, soucis, juliennes, giroflées…etc). Il devient inutile de racheter des plantes chaque année car celles que nous préconisons sont des annuelles rustiques, mais aussi des bisannuelles ou des vivaces qui reviennent chaque année. Comme ce sont des plantes locales, elles produisent en abondance du nectar, du pollen et des graines pour nourrir la faune locale qui a besoin d’elles pour subvenir à leurs besoins. C’est dommage de ne pas tenir compte de cette évidence et de remplacer nos belles indigènes par des exotiques qui ont des couleurs, il est vrai, plus tape à l’oeil. Le revers de la médaille : elles coûtent cher et polluent.
Il est bon de rappeler que le coût financier mais également écologique du fleurissement d’une ville comme La Madeleine qui a opté, jusqu’à ces dernières années pour des annuelles non rustiques est loin d’être négligeable car ces fleurs demandent des soins phytosanitaires particuliers, de l’engrais et beaucoup d’eau en période estivale. L’adjoint au maire chargé de l’environnement est conscient du problème et m’a promis de tenir compte de mes conseils. Plus de vivaces et donc moins d’annuelles non rustiques devraient être installées dans les massifs de la ville dans les prochaines années. Les herbicides, épandus sur les trottoirs, devraient eux aussi à long terme disparaître car il existe aujourd’hui des désherbants thermiques et même à vapeur d’eau chaude très efficaces. Sensibiliser les jardiniers de la ville à de nouvelles pratiques plus respectueuses de l’environnement devra être nécessaire.
La ville de La Madeleine, qui s’engage elle aussi dans une démarche de Développement Durable, a voté, le 18 mars dernier, en conseil municipal, un programme d’orientation pour les économies d’énergie, d’eau et le développement des énergies renouvelables. A l’attention des madeleinois mais pas seulement, une plaquette très bien conçue a été imprimée et revient sur les primes municipales en faveur du Développement durable.
Merci aux élus locaux et aux trop rares adhérents de Jardinons Nature qui sont venus m’assister ce samedi sur le stand. Des contacts enrichissants avec la population madeleinoise se sont noués. Des gens nostalgiques étaient ravis de retrouver les fleurs de leur enfance. Beaucoup sont prêts à les accueillir dans leur jardin de ville.
Comme cette manifestation m’a beaucoup plu, l’année prochaine nous reviendrons. Photos de cette manifestation ci-dessous.
Bruno le jardinier, le 17 mai 2009
merci à tous les participants |