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JARDINEZ NATURE LE CINQUANTIEME Automne 2011
LA LETTRE DE L'ASSOCIATION JARDINONS NATURE
Viola cornuta - photo Bruno le jardinier – juillet 2011 -
A ssociation Jardinons Nature
Bruno le Jardinier LA FERME DU SENS 270 rue des Fusillés 59650 VILLENEUVE D'ASCQ E-mail : jardinonsnature@free.fr http://www.phengels.fr/jardinons-nature.html EDITORIAL« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » Antoine Laurent de Lavoisier 1743 / 1794
J’invite tous les jardiniers, heureux propriétaires ou simplement locataires d’un jardin fleuri avec des fleurs simples, sauvages ou anciennes, à prendre de bonnes résolutions dès aujourd’hui dans l’entretien de leur lopin de terre et de leurs massifs. Ne vous etes vous pas déjà retrouvé, en début ou fin d’été, avec des plantes défleuries qui sont en train de subvenir à leur descendance en donnant des graines de vie. Comme vous vous faites sans doute à l’idée que cela fait sale dans le paysage, vous allez tout arracher et remplir la poubelle verte et de grands sacs noirs car celle-ci sera vite pleine. Composter toute cette matière organique dans un coin de votre jardin ne vous aura même pas effleuré l’esprit. Pire, vous allez commettre un génocide car des milliers de graines visibles à l’oeil nu ou bien cachées au fond de leur réceptacle, vont être détruites à jamais dans la masse des déchets verts qui sera exportée en dehors du jardin. Si cela n’est pas trop grave pour une plante vivace que l’on peut multiplier autrement (bouturage, démariage ou division), cela devient catastrophique pour les annuelles ou bisannuelles qui disparaissent inévitablement du paysage car elles ne poussent qu’à partir de graines semées une fois mures, si elles sont rustiques, ou au printemps prochain s’il s’agit d’annuelles gélives. Il est tout aussi souhaitable, pour ne pas être dépendant des grands groupes semenciers, de récolter les graines de vos légumes, s’il s’agit de variétés non hybrides : haricots, tomates, petits-pois se prêtent bien à ce jeu tout comme les nombreuses condimentaires et officinales (ciboulette, persil, coriandre, angélique, hysope, origan, aneth, fenouil…) la liste est longue. Associer la récolte des graines avec un désherbage sélectif est possible et cela devrait devenir un réflexe dans le subconscient de chaque bon jardinier qui sommeille. Allez, soyez généreux, profitez-en pour éparpiller quelques graines fraîchement récoltées aux endroits qui viennent d’être nettoyés et partagez le reste avec vos voisins et amis ou lors d’un troc de plantes. L’idée n’en vaut t’elle pas la chandelle ??? A la place de certaines herbes dites mauvaises, autant avoir des fleurs. Un jeu en 3 D si vous voulez : désherbage, dissémination, délectation ! Ce n’est pas mon ami Jean-Paul Collaert qui va me contredire. Bruno le jardinier
LE JARDINAGE NATUREL
LES BONS ENGRAIS (part. III)
Du phosphore pour les fleurs
Parmi les engrais, le phosphore accroît la formation des fleurs et améliore l’enracinement. Par conséquent, il est important pour toutes les plantes, rosiers et autres fleurs d’ornement, mais également nécessaire aux légumes et arbres fruitiers qui doivent bien fleurir pour ensuite fructifier abondamment.
A conseiller :
l’anhydride phosphorique (P2O5), assimilable par les plantes, est bien représentée dans la farine d’arêtes de poissons (25%), la poudre d’os (10%), le guano (8%), et bien entendu dans le phosphate naturel (30%). Tous ces produits entrent dans la fabrication des engrais complets, les plus simples à utiliser. Voici un exemple de formule d’un engrais pour rosiers : N (azote) P (phosphore) K(potasse) ; 5-3, 5-5.
A éviter :
n’attendez pas du phosphate naturel une action rapide. En effet, épandu à l’automne, il ne sera efficace que l’année suivante. Une bonne idée : l’utiliser pour enrichir le tas de compost dès sa mise en place.
A suivre, Bruno le jardinier
LE COIN ASSO
L’opération « Gentil coquelicot » démarrée au printemps 2011 a connu un énorme succès grâce notamment à la revue « Plantes et santé ». Bruno ne s’attendait pas, quand il a lancé l’opération, à recevoir autant de lettres venues de tout l’hexagone et même certaines de l’étranger (du Québec ou Nouméa en Nouvelle-Calédonie). Grâce à l’énorme récolte de graines réalisée l’an dernier sur Cobrieux, dans le jardin de la ferme Mession qui n’est plus, aujourd’hui, qu’un terrain dévasté, nous avons pu subvenir aux demandes. Certaines personnes demandaient plusieurs sachets, d’autres ont joints une petite lettre pour nous remercier car ils ne voyaient plus beaucoup de coquelicots dans la nature : une fleur qui ne disparaîtra pas de sitôt des paysages tant que vivra Bruno le jardinier. Voici un commentaire qui a retenu notre attention. Bonjour, Je vous prie de bien vouloir m'envoyer un sachet de graines de coquelicots. Dernièrement, apercevant de ma voiture une fleur rouge, toute seule au milieu de la pelouse "urbaine" qui borde ma vue, je suis descendue de mon véhicule...pour mieux la voir cette fleur disparue depuis si longtemps : c'était un coquelicot. Je l'ai caressé, je lui ai dit : tu es beau ! J’espère que tu auras beaucoup de frères et soeurs... Hélas ! La tondeuse municipale est passée. J'ai recherché l'emplacement de la plante mais ne l'ai pas retrouvée... Alors, si je pouvais semer des coquelicots comme ceux de mon enfance (j'ai 79 ans), je serais heureuse... Il en poussait partout dans les jardins de ma mère, nous les arrachions pour les donner aux lapins (on les appelait alors les ponceux). Mais il en restait toujours assez pour fleurir les chemins et les talus. C'était une fête pour les yeux et nous en faisions des poupées dont la tête était le pistil, les cheveux les étamines et la robe rouge les pétales retournés vers le bas. Merci beaucoup. Claire - L'Isle d'Espagnac - D’autres commentaires sur notre site internet. LE COIN DES POETES
LE REGARD Je cherche dans le regard Un signe sur mon chemin Je cherche dans ton regard L’Ami qui tend la main
Je rencontre ce regard Chaque jour, chaque matin Car il n’est jamais trop tard Pour aimer son prochain
Le regard est une fenêtre Ouverte sur la vie ; qui pénètre Comme un rayon d’amour Sur le destin d’un jour Marsilio Beccia
D’en haut du vieux pommier ; D’abord Un petit bec Là haut bien au sec Au bord Une petite tête Lève inquiète Deux petits yeux… Il y a des petits œufs Dans le nid D’en haut du vieux pommier ! Le merle ne sait Des hommes la folie De son sommier Voici ce qu’il fait Il attend mère merlette Pour que les petites têtes Apprennent à voler Lève la tête Tu les verras s’envoler D’en haut du vieux pommier…
Jean Ducartier pour Bruno le jardinier. FLEURS FIDELES
VALERIANE ROUGE “ Centranthus rubber”
Famille : Valérianacées. A savoir : Vivace formant une touffe à souche ligneuse, très ramifiée. Site : En plein soleil. Sol : Dans un sol bien drainé, pauvre, de préférence calcaire. Se plait sur les vieux murs, dans les graviers. Floraison : De mai à septembre. Les fleurs, en forme d’entonnoir, réunies en cymes compactes, odorantes, sont roses, parfois blanches. Hauteur : 60 cm. Semis : Se ressème naturellement. Semer en place au printemps ou dans le courant de l’été. Récolte des graines : En été, attendre que les tiges arborent un maximum de graines ( en forme de petits parachutes légèrement duveteux ) pour couper. Battre rapidement dans un sac à l’abri des courants d’air car les graines sont très légères et vite emportées par le vent. Stocker au sec et au frais.
Fête de la tomate et des légumes anciens à Haverskerque le dimanche 11 septembre 2011. Troc de plantes à la Ferme du Sens, le samedi 15 octobre de 14h00 à 17h00. A bientôt |
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