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JARDINEZ NATURE N°48 Printemps 2011
LA LETTRE DE L'ASSOCIATION JARDINONS NATURE
Coquelicot « Papaver rhoeas »
A ssociation Jardinons Nature Bruno le Jardinier LA FERME DU SENS 270 rue des Fusillés 59650 VILLENEUVE D'ASCQ
E-mail : jardinonsnature@free.fr http://www.phengels.fr/jardinons-nature.html
EDITORIAL
« Cultiver son jardin est un acte politique » Pierre Rahbi.
« La vie est belle. Je me tue à vous le dire, dit la fleur, et elle meurt » Jacques Prévert.
Souvent nous entendons dire: « Dites-le avec des fleurs ». Mais comment faire ? Les élections cantonales approchant (le 20 mars), vous avez ou allez peut-être croiser sur les marchés du canton de Villeneuve d’Ascq des militants « verts » distribuant des graines de coquelicot : tout un symbole quand je vous aurais dit que c’est aussi la fleur « emblème » du parti socialiste local. Ces graines, pour ne rien vous cacher, proviennent de notre petite association de jardinage et j’ai été heureux d’en faire profiter mes amis écolo qui m’avaient déjà mis à contribution, de par le passé, lors d’une autre élection. Retour sur une récolte miraculeuse : Je me suis retrouvé l’année dernière avec près de deux kilos de graines de coquelicot « Papaver rhoeas », récoltées pour l’essentiel, dans le jardin naturel de la ferme Mession à Cobrieux. J’ai bien essayé de trouver des débouchés, notamment dans ce beau village où je réside, Cobrieux. Ne voyant rien venir de la part des élus, les agriculteurs locaux n’étant sans doute pas très favorables à revoir des coquelicots coloniser leurs champs, j’ai eu la riche idée de lancer, début mars, cette opération baptisée « gentil coquelicot » dans la presse locale mais aussi spécialisée des jardins. En parallèle, en aidant des militants écolos qui ont la bonne idée de distribuer des graines à la place et/ou avec le prospectus habituel qui finit souvent dans la poubelle, cela permet assurément de voir la politique différemment et de nouer des contacts plus facilement. Encore une info concernant la vedette du jour. Dans le langage des fleurs, le coquelicot incarne « l'ardeur fragile ». Bruno le jardinier Le Coquelicot et l’histoire
Des guirlandes de coquelicot ont été retrouvées dans des tombes égyptiennes. Les Grecs et les Romains le consommaient déjà en salade et les Arabes le mélangeaient à du miel en guise de somnifère. Le coquelicot est une plante médicinale. Les pétales récoltés en mai-juin peuvent être utilisés en infusion ou en sirop. Ils renferment des alcaloïdes aux vertus apaisantes qui font disparaître la nervosité, l'anxiété et l'émotivité. Son action est douce sans aucun risque d'accoutumance pour tous, y compris les personnes âgées et les enfants. C’est aussi un calmant efficace de la toux et des irritations de la gorge.
Alors, sans attendre, semons le coquelicot ! LE COIN DES POETES
LA GRENOUILLE QUI SE VEUT FAIRE Une Grenouille vit un Bœuf Avril
Déjà les beaux jours, la poussière, Gérard de Nerval
Envoyez-nous vos jolis poèmes qui seront publiés dans cette lettre. N’oubliez pas de joindre vos coordonnées pour que nous puissions vous tenir informé(e). FLEURS FIDELES
Lychnis croix de Jérusalem « Lychnis chalcedonica »
Photo Bruno le jardinier – juillet 2010 -
Famille : Caryophyllacées. A savoir : Vivace érigée, rigide aux tiges poilues. Cette plante n’a pas besoin de support. Originaire d’Asie, très rustique, elle est de la même famille que la coquelourde, la nielle des blés et les compagnons (blanc et rouge). Site : Au soleil ou à mi-ombre. Sol : Ordinaire et bien drainé. Floraison : En juin/juillet. Les cymes terminales, arrondies, ombelliformes, sont composées de 10 à 30 fleurs étoilées, en forme de Croix, d’un rouge écarlate rare au jardin. Hauteur : 100 cm. Semis : Semis de mars à mai, sous châssis froid. On peut également semer les graines dans une terre exempte d’adventices, directement en place, de mai jusqu’à août. Se ressème parfois. Récolte des graines : Vers la fin de l’été. On coupe les sommités qui comprennent de nombreuses capsules ouvertes dans le haut. On retourne le tout dans un récipient pour récupérer les graines. Tamiser pour retirer les déchets. Stocker au sec et au frais.
LE JARDINAGE NATUREL
LES BONS ENGRAIS (part. I)
Les amendements organiques sont parfois nécessaires (un assolement ou rotation des cultures est plus utile à mon goût) pour nourrir les plantes qui pourvoient à l’alimentation humaine ou celles, ornementales, qui sont sensées, avec leur floraison spectaculaire, en mettre plein les yeux. Dans le principe, ces produits donnent plus de feuilles, de fleurs et/ou de fruits : encore faut-il savoir les utiliser à bon escient, à dose, j’ai envie de dire homéopathique, en ne dépassant pas la posologie prescrite sur les emballages : doses qui sont d’ailleurs souvent surévaluées. Si on en met trop, le surplus se retrouve lessivé lors d’une forte pluie avec un risque de pollution des nappes phréatiques et des cours d’eau, ou contribue à créer un déséquilibre au niveau de la plante qui va tomber malade, pousser excessivement ou attirer à elle des insectes ravageurs qui vont ensuite proliférer. Les plantes et fleurs sauvages, mes préférées, s’en passent allégrement car elles ont des besoins limités. Une utilisation excessive et répétée d’amendements et d’engrais sur le long terme contribue à leur raréfaction, voir à leur disparition : ces fleurettes donnaient de la gaieté à nos campagnes au temps jadis. Notre flore sauvage se raréfie au détriment d’espèces plus robustes, rudérales, comme la grande berce, l’oseille sauvage, la ronce et le chardon, pour ne citer qu’eux, omniprésents au bord des routes et dans les prairies : c’est encore dans certaines friches laissées à l’abandon et les jardins naturels bien entendu qu’on a le plus de chance de rencontrer des coquelicots, des marguerites ou des mauves. L’utilisation de ces amendements devrait donc se limiter aux plantes qui en ont le plus besoin, comme les légumes avides d’azote (N), de potasse (P) et de phosphore (K) : nous reviendrons plus amplement dans le prochain numéro sur ces trois sigles (N.P.K), sur les produits à utiliser et les besoins spécifiques des plantes. Le compost, qui s’obtient à partir des déchets végétaux recyclables à l’infini, est le premier amendement qui me vient à l’esprit. Gratuit et écologique, tout bon jardinier qui se respecte devrait avoir à l’esprit que ce qui vient de la terre doit retourner à la terre, ne serait-ce que pour ne pas encombrer les poubelles et les décharges de déchets verts qui n’y ont pas leur place. Bon jardinage et bon vent , Bruno.
LE COIN ASSO
L’AGENDA 2011
L’agenda complet de l’année vous est envoyé séparément.
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