Jardinons Nature   avec Bruno le jardinier   association loi 1901 créée en 2004 à Villeneuve d'Ascq - Nord France

 

 

JARDINEZ NATURE

N°38

Automne 2008

 

LA LETTRE DE L'ASSOCIATION JARDINONS NATURE

 

Lupin des jardins « lupinus polyphyllus

 

Association Jardinons Nature

Bruno le Jardinier

La Ferme du Sens

270 rue des Fusillés

59650 VILLENEUVE D'ASCQ

 

http://phengels.club.fr/jardinons-nature.html

www.saveursetsaisons.com

www.7lieux.com


EDITORIAL

Lors de la création de notre association en mai 2004, une charte en six points avait été ratifiée par les membres du bureau de l’époque. Plus de quatre ans après, il me semble essentiel de l’enrichir d’au moins deux nouvelles prérogatives qui manquent cruellement dans la charte initiale. A savoir que nous devons encourager le plus possible les gens qui nous rejoignent à réaliser leur jardin avec peu de moyens, en ayant recours au troc par exemple. Pour moi c’est une évidence depuis longtemps : à savoir qu’il est possible de faire un beau jardin sans se ruiner. Preuve à l’appui, le nouveau jardin que nous réalisons, moi et ma compagne, depuis le printemps 2008, dans le Pévèle, sur la commune de Cobrieux. Un jardin très encourageant avec déjà beaucoup de diversité végétale, qui nous a coûté deux fois rien, quelques sachets de graines potagères à tout casser : l’essentiel du contingent des plantes provenant de semis réalisés à partir des stocks de graines de l’association, mais aussi de plantes issues de semis spontanés récupérés notamment dans le jardin naturel de la Ferme du Sens, qui est devenu une véritable pouponnière, voire chez des fidèles adhérents qui ont un état d’esprit particulier qui me fait dire d’eux qu’ils ont la main verte. Au printemps 2009, je vous inviterai à venir le visiter lors d’une journée « portes ouvertes » dans les jardins. Vous comprendrez très vite, je l’espère, qu’avec très peu de moyens mais beaucoup d’imagination en contrepartie, on peut faire des miracles. Une autre évidence me saute aux yeux : combien de fois, lors d’une balade ou en vacances sur une plage par exemple, il m’est arrivé d’emporter les déchets laissés par les autres pour laisser une nature propre derrière moi. En tant qu’association respectueuse de l’environnement, ses membres se doivent d’agir efficacement en prenant le plus grand nombre d’initiatives personnelles qui vont dans le bon sens. Sensibiliser les gens au ramassage systématique des déchets me parait un point intéressant à ajouter dans la charte. Bonne rentrée,       Bruno le jardinier.

 

*ce nouveau jardin se situe sur les terres de la ferme Mession, rue du Fay à Cobrieux. Cette ferme restaurée appartient à Jean-Pierre et Annie nos amis qui nous prêtent gracieusement une partie de leurs terres. Le plus simple pour y arriver, c’est de passer par Cysoing, Bourguelles, puis traverser Bachy par la grand route qui mène à Mouchin. A la sortie de Bachy, prendre la 1 ère à droite, la rue Clémenceau. Suivre cette rue sur un bon kilomètre. Prendre à gauche après la chapelle. La ferme Mession est un peu plus loin sur la gauche après un dernier virage à droite. Elle est isolée en pleine campagne. Dépaysement assuré pour celui qui vient de la ville.

 

LE COIN DES POETES

L’ARGENT

 

Quel siècle vivons-nous,

Dieu, je vous le demande,

Un monde sage, un monde fou ?

Pour que, dans la vie, tout se vende.

 

Tout se vend ! Jusqu’à l’air qu’on respire,

Le site, le soleil, le calme et l’air pur.

Pour peu, l’on nous vendrait aussi le rire,

Dans ces annonces classées qui passent chaque jour.

 

Avec du porte à porte et des journaux,

Certains croient vous apporter la foi.

Faut-il encore se redresser, faire le beau,

Pour ingurgiter quoi que ce soit ?

 

Et les herbes sauvages ? Même les humbles fleurs,

Trésors de la Nature aux si belles couleurs,

Se vendent aussi, parfois à la sauvette.

Pitié, de grâce, ne coupez plus leur tête.

 

Tout se vend, jusqu’à la pudeur,

Je dirai même la vertu !

Que faut-il donc faire, Seigneur,

Pour que tout ne soit pas vendu ?

 

Les ténèbres sur cette terre,

Elles aussi prennent de la valeur.

Que de misère et que de guerres,

Dans tout ce monde sans chaleur.

 

Un service, une obole, un bienfait,

Sont pour beaucoup de nous chose morte.

L’argent n’est-il pas le reflet

Des cœurs fermés, durcis en quelque sorte ?

 

Cet argent maléfique et toujours destructeur,

Au sein de la famille, il est le prédateur.

Pourquoi tant d’égoïsme pour vouloir l’amasser,

Puisque, quand nous mourons, il nous faut tout quitter ?

 

Mme R.B – 83 Rians –

 

Envoyez-nous vos jolis poèmes qui seront publiés dans cette lettre. N’oubliez pas de joindre vos coordonnées pour que nous puissions vous tenir informé(e).

 

FLEURS FIDELES

LUPIN DES JARDINS Lupinus polyphyllus

Famille : Fabacées.

A savoir : Plante vivace ayant les feuilles légèrement duveteuses, profondément divisées. Il forme de superbes touffes. Comme la plupart des plantes de la famille des fabacées, il fixe l’azote du sol. C’est donc à part entière un bon engrais vert.

Site : En plein soleil ou à mi-ombre.

Sol : Dans un sol peu fertile, léger, bien drainé, plutôt acide.

Floraison : En mai /juin /juillet. Les fleurs aux coloris variés s’épanouissent en grappes érigées et sont semblables à celles des pois.

Hauteur : 90 cm.

Semis : Semer au printemps ou en automne. Pour une levée plus rapide, on peut faire tremper les graines pendant 24 heures avant de les semer directement en terre. Semer par poquet de 2/3 graines, espacés de 50 cm en tout sens.

Récolte des graines : Dans le courant de l’été. Attention, les fruits pouvant éclater au soleil, projetant les graines à quelques mètres, procéder donc plutôt le matin. Couper les grappes pour gagner du temps. Un bon battage vous sera demandé ainsi qu’un tamisage. Stocker au sec et au frais.

 

LE JARDINAGE NATUREL

 

PLANTES MALADES  - 2 ère partie -

La fumagine estun champignon noir superficiel poussant sur les sécrétions sucrées des pucerons. Elle affaiblit les plantes mais n’est pas dangereuse. Il faut éliminer les pucerons.

La hernie du chou est due à un champignon qui vit dans le sol et pénètre dans les racines, qu’il déforme et fait pourrir. La maladie est favorisée par une humidité et une fertilisation excessives. Elle attaque diverses crucifères et se maintient longtemps dans le sol, d’où la nécessité d’effectuer une rotation des cultures avec des plantes d’autres familles. Le chaulage (par ex. avec des algues calcaires) inhibe la germination des spores. Il s’effectue dix à quinze jours avant la plantation.

La monoliose est due à un champignon qui attaque les arbres fruitiers, faisant se faner les feuilles et pourrir les fruits, qui se dessèchent et restent accrochés aux branches. Navets et raifort inhibent le parasite : on peut en planter au pied des arbres et arroser les fleurs avec une infusion de feuilles et de racines.

La tavelure est un champignon qui provoque des taches circulaires brunes typiques sur les pommes et les poires. La chaleur et l’humidité la favorisent. Les zones atteintes se dessèchent et peuvent se crevasser, ce qui peut provoquer l’infestation par les champignons responsables de la pourriture. Le champignon hiberne sur les feuilles tombées au sol, qu’il faut brûler. On peut planter de la ciboulette sous les arbres et pulvériser le feuillage avec de la prêle, de l’ortie ou des algues. Il faut surtout éviter de planter des variétés sensibles à la tavelure ( golden, reinette blanche, calville )

Il existe d’autres maladies dues à des champignons : pourriture noire, anthracnose du haricot et du pois, fusariose, chancre des arbres fruitiers, pourriture des cerises, maladie criblée, cloque du pêcher, taches foliaires, etc.

Les bactéries transmettent aussi des maladies, tels la graisse du haricot, le flétrissement bactérien des solanacées et surtout le feu bactérien qui peut être très dangereux pour les arbres fruitiers de la famille des rosacées ( un poirier peut-être tué en moins d’une année).

Les maladies à virus sont transmises par contact entre les plantes, par les insectes (en particulier les pucerons) et par les nématodes. Leurs manifestations, très variables, sont souvent des déformations des plantes.

Source « Le guide du jardinage naturel » François Couplan et Françoise Marmy –Editions Bordas -


LE COIN ASSO

La visite des jardins de nos adhérents - Le 8 juin 2008 -

 

Le jardin de Brigitte et Patrick à Wavrin

 

J’ai envie de dire à Brigitte, à l’issue de la troisième visite de son jardin que j’effectue sur seulement quelques années, à des époques différentes, qu’elle a raté sa vocation en tant que paysagiste. Tout a été dit ou presque sur ce jardin, vous pouvez d'ailleurs lire mon commentaire et celui plus technique de Christiane sur notre site Internet tenu par Philippe, de même découvrir quelques belles photos. Je ne peux qu'encourager Brigitte à vivre sa passion, à poursuivre dans ce sens et ne rien lui imposer : tout est tellement parfait. J'invite bien entendu les journalistes de la presse spécialisée des jardins à venir le visiter tout comme ceux et celles qui n'ont pas encore eu la chance de voir cette belle réalisation, car c'est un "must".

Ton jardin, Brigitte, est à ton image : un régal pour les yeux, pour le cœur, l’âme, les oreilles, le nez, le toucher et le goût. Les cinq sens, ou plutôt les sept sont ici sollicités. Car j’ai voulu rajouter le cœur et l’âme qui prennent une place énorme chez toi, à n’en pas douter.

 

Le jardin de Christiane et Jacques à Villeneuve d’Ascq

 

Ils rechignaient l’année précédente à vouloir montrer leur jardin et sont restés jusqu’à la dernière minute anxieux de recevoir une douzaine de personnes qui avaient tous des têtes bien sympathiques. Des visiteurs qu’ils connaissaient, c’est un comble, pour les avoir déjà côtoyé lors de manifestations précédentes. Leur jardin n’est pas très grand mais on y trouve l’essentiel, c'est-à-dire une belle diversité de plantes et de couleurs , avec des valeurs sûres. Un jardin qui ne peut qu’évoluer, bonifier et s’enrichir, pourquoi pas, de nouvelles espèces. A la place du gazon restant, j’anticipe peut-être en imaginant de nouveaux parterres.

 

Le jardin de Maryse dans le quartier d’Annappes

 

Il nous fallait trouver un but de sortie pour l’après-midi. Nous avons ouvert la porte du grand jardin de Maryse qui n’était pas loin mais que personne ne connaissait. Il faut dire que c’est une réalisation récente. Un jardin qui a poussé comme un champignon, avec de gros moyens : c’est sans doute le seul petit hic qui rompt le charme, car pour le reste, Bravo. On reviendra ! La réalisation et le contenu sont superbes.

 

 

 

  LA LETTRE N°38 - automne 2008
 

 

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