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MADEIRA - la côte Nord (d'est en ouest) |
texte et photos ©phengels sauf mention en haut de page, maisonnettes traditionnelles à Sao Jorge, près de Santana ©PDamez |
28 et 29 avril 2008 |
Une île sans plage, éloignée dans l'Atlantique, au Nord des Canaries et au large du Maroc, une île aux pentes vertigineuses, dont les sommets culminent à plus de 1800 mètres, un milieu tempéré (les températures moyennes oscillent entre 12 et 25°C à Funchal): Madère, par ces caractéristiques, a développé une flore endémique, nous en découvrirons quelques exemples au long de ces pages. L'île a subi aussi des importations de végétaux qui sont devenus envahissants, bouleversant l'équilibre (s'il en est un...) : c'est le cas des Agapanthes, des Eucalyptus, Hortensias et Acacias entre autres. L'île nous fait penser aussi à tous ces pirates des 15,16 et 17e siècles, d'ailleurs on n'a jamais retrouvé le trésor du Capitaine Kidd supposé enfoui dans les iles désertes dans les années 1690. L'itinéraire que nous vous proposons sur cette page suit la côte nord de l'île en partant de l'est dans un lieu à la fois grandiose et dénudé, où la végétation s'accroche aux parois ou se résume à des plantes basses résistantes aux vents. Ponta de Sao Lourenço est un endroit fascinant, déchiqueté qui laisse entrevoir au loin les autres îles de l'archipel de Madère, que sont les îles désertes et celle de Porto Santo qui possède les seules vraies plages de sable blanc (Le sable de la plage de Calheta au sud de Madère ayant été importé du Maroc, quant à la plage de Funchal également au sud, celle-ci est en sable noir -origine volcanique oblige.) Les falaises tombent de 180 mètres et dans ce décor inhospitalier, la végétation et la faune recèlent quelques espèces qu'on ne trouve pas ailleurs sur l'île. Lorsque la caravelle du navigateur Zarco eut en mire cette pointe de l'île en 1420, le marin aurait prononcé la phrase "En avant, Saint Laurent", d'où la dénomination de l'endroit, classé réserve naturelle depuis 1982. |
la carte pour vous repérer : |
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Quittons la pointe de Saint Laurent, direction le belvédère de Portela qui offre une vue panoramique vers Porto da Cruz, première cité côtière au nord est de l'ïle. |
| La plupart des Hortensias de l'île sont des classiques H.macrophylla qui profitent de l'absence de gel pour conquérir des espaces même au bord des routes; s'ils ne sont pas à proprement parler un peste végétale, ils sont distancés par les agapanthes qui ont colonisé de nombreux recoins de l'île, au point qu'il ne faut pas s'offusquer (hélas..) de voir des cantonniers en arracher des surplus pour entretenir les routes (au grand dam du métropoltain lambda !) |
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| Aichrysum villosum photo ©PDamez | costaud le monstre ! - photo ©PDamez |
| Nous passons la ville de Santana, connue pour ses petites maisons au toit de chaume (il reste de vrais abris dans la campagne environnante, bien plus typiques que ces maisons remplies de souvenirs, pièges à touristes). Direction : Sao Jorge et son panorama à couper le souffle ; c'est aussi à la pointe de Sao Jorge que nous avons remarqué de belles plantations de Lis du Cap (Watsonia pyramidata) blancs ou roses... jusque sur le haut des falaises, produisant un très bel effet : |
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| Arco de Sao Jorge | Watsonia pyramidata | idem en rose ou blanc | les mêmes lis du Cap en bord de route |
| Dans ce pays, on cultive céréales, canne à sucre, fruits, légumes, osier et principalement la vigne. Après les falaises de Sao Jorge, nous arrivons à Bonaventura puis Ponta Delgada : |
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| Cultures en terrasses à Boaventura |
| A partir de Sao Vicente, quelques kilomètres plus loin, on quitte la route récente qui suit la côte dans des tunnels, pour prendre la route "antigua", au pied des falaises, afin de découvrir la flore qui pousse sur ces faces abruptes balayées par le vent : |
Dernière partie pour atteindre l'extrémité nord-ouest de Madère : Seixal - Ribeira da Janela - Porto Moniz : |
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| Rochers de Ribeira da Janela | Ribeira da Janela |
| Porto Moniz tient son nom de Francisco Moniz, époux de la petite fille du navigateur Zarco (cité plus haut) et qui avait reçu des terres à cet endroit. Porto Moniz est célèbre pour ses piscines naturelles remplies par les marées dans des cavités volcaniques |
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| Trifolium ? (proche de T. campestre ?) | Porto Moniz - vignes |
Sonchus ustulatus subsp. maderensis |
Découvrez nos autres visites dans Madère, avec toujours des découvertes botaniques : en ligne sur le net ..........................: |